Une médaille manquée de peu au biathlon

Irene Cadurisch

14.02.2018 - Les Jeux olympiques d'hiver ont débuté le 9 février à Pyeongchang. Les neuf athlètes du Corps des gardes-frontière (Cgfr) ont déjà disputé de nombreuses épreuves. Il est donc temps de faire un bilan intermédiaire de leurs performances.

Grâce au Cgfr, l'Administration fédérale des douanes (AFD) contribue à la promotion du sport d’élite dans les disciplines olympiques du ski de fond et du biathlon. Pas moins de neuf de ses athlètes participent aux Jeux olympiques d’hiver 2018 à Pyeongchang, en Corée du Sud. Au cours de la deuxième journée de compétition, la biathlète Irene Cadurisch a déjà atteint un premier objectif à l’épreuve du sprint (7,5 km). Avec une excellente huitième place, elle remporte un diplôme olympique. Elle a couru la course de sa vie et, avec un peu plus de chance au tir debout, elle aurait pu décrocher une médaille. Serafin Wiestner a également réalisé une belle performance en se classant à la neuvième place du sprint masculin de 10 km, ratant de peu le podium, lui aussi à cause du tir: pour ses erreurs, le Grison a écopé d’une pénalité de 150 mètres qui lui a coûté 22 précieuses secondes, soit l’écart qui le séparait du premier! Il ne lui aurait fallu que 1,4 seconde de moins pour atteindre la huitième place et, ainsi, obtenir un diplôme olympique. Malgré ce revers, Serafin Wiestner a clairement démontré ses capacités à obtenir une médaille. Pourquoi pas dimanche prochain, lors de l'épreuve de mass-start hommes?

Les sœurs Gasparin ont, elles aussi, encore une marge de progression: Elisa et Selina ont terminé le sprint de 7,5 km, respectivement à la 31e et à la 41e place. Deux jours plus tard, lors de la poursuite dames du 10 km, elles se sont classées en 35e et en 39e position, Irene Cadurisch obtenant quant à elle la 16e place. Selina Gasparin manque (encore) un peu de constance au tir. Globalement, le bilan des biathlètes du Cgfr est plus que satisfaisant.

Jusqu’ici, la compétition est quelque peu décevante pour les fondeurs du Cgfr. Ueli Schnider et Erwan Käser ont en effet échoué dans les qualifications pour les quarts de finale du sprint, le 13 février. Le premier a toutefois encore une chance d’améliorer son temps dans l’épreuve classique du 50 km.

Prochains temps forts

Pour le Cgfr, il ne fait aucun doute que les mass-starts du ski de fond, prévus les 17 et 18 février, seront le temps fort de la compétition. Avec un parcours de respectivement 12,5 km pour les dames et de 15 km pour les messieurs, entrecoupé de quatre séances de tir, cette course est l’épreuve reine de la discipline. Seuls les 30 meilleurs biathlètes sont autorisés à y participer, c’est-à-dire les médaillés olympiques, les quinze meilleurs classés à la coupe du monde ainsi que les biathlètes qui auront gagné le plus de points lors de la compétition en cours. Compte tenu de ses bons résultats, Irene Cadurisch sera certainement sur la ligne de départ. Selina Gasparin a encore une chance d’y prendre part. Pour ce faire, elle devra toutefois obtenir une très bonne place jeudi 15 février à la course individuelle de 15 km, discipline où elle a obtenu une médaille d’argent il y a quatre ans. Trois biathlètes du Cgfr s’aligneront également pour les épreuves du relais. Serafin Wistner prendra le départ chez les hommes. Et pour les femmes?

Un garde-frontière et ancien biathlète comme expert pour la SRF

Matthias Simmen suit de près toutes les épreuves de ses collègues du Cgfr à Pyeongchang. Ce garde-frontière a encore participé au biathlon des Jeux olympiques d’hiver 2010 de Vancouver et, pendant des années, est resté un membre fidèle de l’équipe nationale suisse. À présent, il occupe les fonctions d’expert et de commentateur pour la chaîne de télévision SRF. Lorsqu’on lui demande quelles sont ses impressions sur place, il évoque des conditions météorologiques difficiles pour les athlètes. Il indique que ce n’est pas seulement le froid, mais surtout le vent continuel qui gêne les compétiteurs, notamment à l’épreuve du tir. En outre, certaines épreuves se déroulent très tard le soir, ce qui n’est pas particulièrement idéal. Mais celui qui fait front et qui arrive à s’adapter à ces conditions est sûr de gagner une médaille olympique.

 

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Dernière modification 16.02.2018

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