Chères concitoyennes, chers concitoyens,
«Penser à l'avenir dès aujourd'hui», telle est la devise de mon année présidentielle. Cette exhortation doit nous inciter à examiner minutieusement toute décision importante que nous prenons aujourd’hui afin d’en déterminer les répercussions sur l’avenir, et en particulier sur les générations futures. Le 12 août, c'est-à-dire lors de la Journée internationale de la jeunesse, nous devons nous souvenir combien il est important d'associer la jeunesse à notre action et à nos décisions, ainsi que de lui permettre de prendre part aux processus politiques.
Dans l’absolu, il est évident qu’il faut vivre, décider et agir en pensant à transmettre aux gé-nérations futures des finances saines, des ressources suffisantes, un environnement intact et de bonnes perspectives d'existence.
Je tiens particulièrement à ce que nous ne prenions pas seuls des décisions pour l'avenir, mais aussi à ce que nous y associons les adultes de demain. Ils sont directement concernés lorsqu'il est question de formation, de santé, de politique budgétaire ou économique, d'énergie ou d'environnement. En qualité de présidente de la Confédération, j'ai l’occasion de m’entretenir régulièrement avec des jeunes, ce que j’apprécie beaucoup. Ces discussions, dont certaines peuvent être très animées, sont pour moi une source inépuisable d’idées et de motivation.
Ces rencontres me montrent également que de nombreux jeunes de notre pays manifestent de l'intérêt pour leur avenir. Ils ont le droit de participer à l'aménagement de leur avenir et nous avons le devoir de leur permettre de le faire. C'est ainsi qu’émergeront des citoyens responsables, œuvrant afin que notre pays soit en mesure d'affronter l'avenir. N'oublions pas, non seulement aujourd'hui à l'occasion de la Journée internationale de la jeunesse, mais également chaque fois que nous prenons une décision, de penser à l'avenir.
Eveline Widmer-Schlumpf