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Es gilt das gesprochene Wort
Herr Nuntius, Doyen des Diplomatischen Corps
Herr Bundesrat
Herr Nationalratspräsident
Herr Ständeratspräsident
Exzellenzen
Meine Damen und Herren
En il num dal Cussegl federal vuless jau engraziar cordialmain a Vus tuts per ils buns giavischs exprimids per mes pajais e per mias cumpatriotas e mes cumpatriots. Er ils giavischs da Bumaun destinads al Cussegl federal ed a mia persuna m'han fatg impressiun. Per mai èsi ina onur ed in grond plaschair da dastgar transmetter a Vus ed a tut ils pajais che Vus represchentais, ils megliers giavischs dal Cussegl federal e da la populaziun svizra.
Wir leben in einer Zeit von grossen Herausforderungen und Krisen. Wir müssen heute Antworten für die Zukunft finden. Es reicht nicht, den status quo zu verwalten. Ich bin zuversichtlich, denn auch frühere Generationen waren damit konfrontiert und haben Lösungen gefunden. Gestatten Sie mir ein Zitat eines Amtsvorgängers:
„Richten wir den Blick über die Grenzen hinaus, so stossen wir auf eine wirklich beunruhigende Welt. Die immer deutlicher in Erscheinung tretende Diskrepanz zwischen der Charta der Vereinten Nationen und ihrer Fähigkeit, sie in die Tat umzusetzen. Der tiefe Graben, der die Industriestaaten und die Entwicklungsländer im Niveau der Lebenshaltung ihrer Bevölkerung trennt... oder die Frage, wie wir angesichts der demographischen Explosion in den nächsten drei Jahrzehnten die Ernährung der Weltbevölkerung sicherstellen können. Was ist angesichts der Fülle und der Schwere dieser Probleme der Beitrag, den der neutrale Kleinstaat zu ihrer Lösung beisteuern kann?
Dies war die Analyse von Bundesrat Friedrich Traugott Wahlen im Jahr 1967. Vieles davon hat heute noch seine Gültigkeit. Seine daraus abgeleitete Handlungsdevise für unser Land ebenfalls:
„Die Gründer der Eidgenossenschaft sahen ihren Aufgabenkreis richtig, wenn sie ihn auf die Verteidigung der Freiheit und der Rechte der Waldstätte beschränkten. Auch heute müssen uns unsere Verantwortungen den nächsten Gemeinschaften gegenüber am direktesten berühren... aber es darf uns keines der weltweiten Probleme unverpflichtet lassen."
Was Bundesrat Wahlen vor 45 Jahren sagte, trifft im heutigen Umfeld in noch grösserem Ausmass zu. Die Herausforderungen unserer Zeit sind global, seien sie friedenspolitisch, wirtschaftlich oder sozial. Die Sicherheit und der Wohlstand der Schweizerinnen und Schweizer hängt zu weiten Teilen davon ab, wie Europa und die Welt diese Herausforderungen meistern. Daher muss auch heute wie damals die Devise unserer Politik sein, nicht nur unser eigenes Haus in Ordnung zu behalten, sondern auch aktiv zur Lösung der Probleme und Krisen in der Welt beizutragen.
Ganz oben auf der Sorgenliste des Bundesrats und unserer Bevölkerung steht die Schulden- und Finanzkrise in Europa. Die makroökonomischen Ungleichgewichte, die nicht tragbare Verschuldung verschiedener öffentlicher Haushalte und die Fragilität von Finanzinstituten haben die Finanzmärkte und die Volkswirtschaften bis auf die Grundfesten erschüttert. Die Schweiz ist trotz der guten Fundamentaldaten ganz direkt von dieser Krise betroffen. Als einer der weltweit wichtigsten Finanzplätze, umgeben von vier Nachbarstaaten mit dem Euro als Landeswährung und einer ausgeprägten Exportabhängigkeit, können wir dem Geschehen nicht unbeteiligt zusehen. Unsere Exportwirtschaft leidet massiv unter dem starken Franken. Der Tourismus, ein für unser Land bedeutender Erwerbszweig, muss um jeden Gast aus dem Euro-Raum kämpfen.
Die Schweiz tut alles, um auch in stürmischen Zeiten ein zuverlässiger Partner zu sein:
Die in unserer Verfassung verankerte Schuldenbremse hat zu einer stabilitätsorientierten Haushaltspolitik geführt. In Europa stösst das Instrument der Schuldenbremse auf zunehmendes Interesse.
Geograficamente la Svizzera si trova al centro dell'Europa e a causa di storia, economia, cultura e lingue è strettamente legata al contesto europeo. Costituiamo una forte comunità di valori condivisi. Nell'ambito della politica estera svizzera la politica europea assume dunque una posizione prioritaria. Facendo parte attivamente del Consiglio d'Europa e dell'OSCE, ci impegniamo per la democrazia e lo stato di diritto, i diritti dell'uomo e la stabilità, nonché la pace e il benessere nel vecchio continente. In qualità di membri dell'AELS ci impegniamo per la promozione del libero scambio.
Intratteniamo con l'UE rapporti bilaterali variegati e intensi. Data l'intensità dei rapporti non sorprende che possano emergere difficoltà nell'implementazione dei singoli accordi e sorgere interrogativi sull'evoluzione di questi ultimi e del quadro istituzionale. Siamo disposti a sviluppare meccanismi comuni che tengano conto delle richieste e delle esigenze di ambo le parti. Per la Svizzera risulta tuttavia indispensabile che ciascuna soluzione tenga conto della sovranità e del buon funzionamento delle istituzioni di entrambe le parti.
In veste di Presidente della Confederazione, mi impegno a continuare senza interruzioni il dialogo esistente con l'UE.
Mi stanno tuttavia particolarmente a cuore anche i rapporti bilaterali con gli Stati europei, che necessitano di particolare attenzione. In primo luogo ovviamente le relazioni con i Paesi vicini, ma anche con altri membri dell'UE, con i partner AELS e con l'Europa sudorientale, di grande importanza per il nostro Paese a causa delle molteplici interconnessioni.
Dans sa politique extérieure, la Suisse a de tout temps tendu vers l'universalité. L'interdépendance étant plus que jamais de mise, nous savons à quel point il nous importe d'entretenir d'excellents contacts avec tous les Etats, tout en suivant de près l'évolution des rapports de force au niveau international. Dans ce cadre, nous devrons accorder une place particulière à la situation au Proche-Orient, au Moyen-Orient et dans le nord de l'Afrique. Notre pays mettra volontiers son expérience au service du processus de démocratisation, afin de contribuer à renforcer la stabilité et le respect des droits de l'homme. Le printemps arabe, qui a débuté il y a une année, nous a montré - et de futurs événements pourraient confirmer ce constat - qu'il est impossible de garantir durablement la stabilité et la paix, où que ce soit dans le monde, lorsque les droits de l'homme et les droits démocratiques sont systématiquement bafoués.
Les bons offices sont le signe distinctif de notre diplomatie. J'éprouve toujours une grande satisfaction lorsque la Suisse, petit pays neutre, est en mesure de favoriser la paix, le processus de rapprochement entre deux Etats ou la résolution de problèmes concrets. A l'avenir, nous continuerons de mettre nos compétences à la disposition des parties souhaitant faire appel à nos services d'intermédiaire. Pour les quatre prochaines années, le Conseil fédéral et le Parlement ont en effet adopté un crédit de plus de 300 millions de francs, qui nous donne les moyens d'agir au service de la communauté internationale pour promouvoir la paix, la démocratie et les droits de l'homme.
Comme chacun le sait désormais, les risques globaux tels que le changement climatique, la raréfaction des matières premières, les pénuries d'eau, les pandémies ou le terrorisme ne s'arrêtent pas aux frontières. Une coopération internationale intensive est indispensable afin de trouver des réponses appropriées à ces problèmes, qui font fi des limites territoriales, et de répartir équitablement la charge de l'effort commun. L'ONU doit être au centre de cet effort, car son caractère universel lui confère la légitimité requise. Les échanges et la coopération avec divers organismes qui jouent un rôle croissant, tel le G20, gagnent aussi en importance. La Suisse soutient activement cette évolution au sein des Nations Unies.
Au-delà de tous les défis mondiaux, j'accorde une priorité absolue à la mise en place d'un développement durable. Un monde durable est non seulement nécessaire, mais possible. Il est nécessaire pour atténuer la pauvreté sur notre planète et faire régner la prospérité. Des innovations techniques, économiques, politiques et sociales montrent la voie vers un avenir durable. Emprunter cette voie c'est s'ouvrir des perspectives extraordinaires, à condition que les Etats, de même que des citoyennes et des citoyens pleinement décidés, jouent leur rôle, et que la coopération internationale porte ses fruits. Pour assurer la transition vers un développement durable, nous devons mettre en place une coopération étroite et solide entre nous tous, une coopération par-delà toutes les frontières.
A l'instar d'autres pays, la Suisse a besoin de la coopération internationale. Face à l'énormité des tâches qui nous attendent, elle se montre également solidaire: jusqu'en 2015, elle augmentera à 0,5 % la part du produit intérieur brut qu'elle consacre à l'aide publique au développement. Nous pensons en effet que la sécurité, la prospérité et la qualité de vie dépendent avant tout de changements politiques, économiques et écologiques à l'échelle mondiale.
La Conférence Rio +20 de l'ONU sur le développement durable, qui se tiendra en juin prochain, offre une chance toute spéciale à la communauté internationale de poser les nouveaux jalons de la politique internationale du développement et de l'environnement en vue d'améliorer la coopération et de trouver des solutions préservant le climat. Les principaux défis consisteront ici à faire adopter une feuille de route pour l'économie verte et à axer les politiques multilatérales en matière d'environnement et de développement de telle sorte qu'elles garantissent des ressources vitales en suffisance aux générations futures.
Dans un monde où les ressources sont limitées, le passage à une économie verte va de pair avec une répartition équitable des charges. La communauté internationale se doit de renforcer l'engagement, pris il y a vingt ans, en faveur du développement durable. A Rio, la Suisse comptera parmi les voix qui plaideront pour ce renforcement.
Nous vivons dans un seul monde. Nous partageons un destin commun. Seuls un dialogue ouvert et une coopération constructive nous permettront de relever les défis actuels. Je me réjouis vivement de participer à ce dialogue.
A vous tous qui êtes présents ici, ainsi qu'à vos proches, j'adresse les vœux du Conseil fédéral et vous souhaite de mener à bien les tâches qui vous attendent.