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Singapour: assemblée annuelle 2006 du FMI et de la Banque mondiale

Berne, 13.09.2006 - Le conseiller fédéral Hans-Rudolf Merz en tant que chef de la délégation suisse, la conseillère fédérale Doris Leuthard et le président de la direction générale de la Banque nationale suisse Jean-Pierre Roth participeront à l'assemblée annuelle du Fonds monétaire international (FMI) et du groupe de la Banque mondiale qui se tiendra à Singapour du 17 au 20 septembre 2006. Les séances du Comité monétaire et financier international (CMFI) porteront principalement sur les perspectives de développement de l'économie mondiale, sur la question de la représentation des pays membres au sein du FMI et sur la surveillance que celui-ci exerce sur les politiques économiques. Le Comité de développement se penchera notamment sur les questions de bonne gestion publique, de lutte contre la corruption et du renforcement de l'engagement de la Banque Mondiale dans les Etats à revenu moyen.

Les ministres des finances et les gouverneurs des banques centrales examineront, au sein du Comité monétaire et financier international (CMFI), les perspectives qui s'offrent à l'économie mondiale. Le FMI a légèrement revu à la hausse ses prévisions d'avril dernier concernant la croissance économique mondiale pour 2006 et 2007. Parallèlement, les risques d'une correction à la baisse ont augmenté, en raison de la hausse des anticipations inflationnistes et des taux d'intérêt, de l'évolution incertaine du prix du pétrole, du ralentissement plus prononcé du marché immobilier américain ainsi que de la vulnérabilité des pays émergents dans le cas où les marchés financiers se tendraient.  Le risque d'une élimination désordonnée des déséquilibres des balances des paiements au niveau mondial reste en outre bien présent.

L'examen de la représentation des pays membres, prévu par le CMFI, sera probablement le sujet principal de cette assemblée annuelle. La réforme vise à une représentation qui tienne mieux compte de l'évolution récente de l'économie mondiale. Il convient notamment d'adapter les quotes-parts des pays dont l'économie a fortement progressé ces dernières années et qui se sont de plus en plus intégrés dans l'économie mondiale. La nouvelle répartition des quotes-parts doit se fonder sur une nouvelle formule, caractérisée par la transparence. Il faudra également s'assurer que la voix des pays pauvres soit accrue. Un projet de résolution qui fixe les paramètres d'une réforme des quotes-parts est soumis à l'approbation des gouverneurs du FMI. La Suisse est prête à accorder son soutien à la résolution. Une représentation appropriée de tous les pays est importante pour la légitimité de l'institution. La Suisse s'engagera spécifiquement pour que la nouvelle formule prenne en juste considération le rôle international de la place financière de chaque Etat membre.

La Suisse juge positifs les efforts fournis pour focaliser davantage l'activité de surveillance économique du FMI sur les domaines importants pour la stabilité et la croissance de l'économie mondiale. A cette fin, le FMI entend accorder à l'avenir une plus grande attention aux systèmes de taux de change et aux marchés financiers. Dans le cadre de la surveillance multilatérale, il mettra davantage l'accent sur les problématiques globales. La Suisse accueille favorablement ces mesures et s'investit pour que les discussions à ce sujet aient bien lieu au sein des organes officiels prévus à cet effet. Elle espère aussi que la procédure multilatérale de consultation en cours contribuera largement à un ajustement ordonné de l'économie mondiale.

Le Comité de développement se penchera sur les questions de bonne gestion publique et de lutte contre la corruption. L'absence d'une bonne gestion publique et la présence de corruption minent le travail de la Banque dans son mandat de combattre la pauvreté. La nouvelle approche concerne tous les niveaux d'activité, à savoir aux échelons mondial et national, ainsi qu'à l'échelon des projets. La Suisse soutient cette approche. Elle tient également à préciser que, bien que l'amélioration de la gestion publique fasse partie des objectifs du millénaire pour le développement, les mesures prises dans ce domaine ne doivent pas primer la lutte contre la pauvreté.

Le Comité de développement abordera également la question du renforcement de l'engagement de la Banque mondiale dans les pays à revenu moyen. La coopération doit notamment mieux s'adapter aux nouveaux besoins de ces pays émergents. Concrètement, il convient d'encourager le développement de stratégies de partenariat au niveau national et de simplifier les procédures internes de la Banque pour les rendre plus souples et attrayantes. La Suisse est en principe favorable à cette initiative, parce qu'elle promet aux pays à revenu moyen un engagement taillé sur mesure. Dans ce contexte, elle demande que la Banque mondiale soit plus sélective et qu'elle concentre ses activités dans les pays concernés dans ses domaines d'expertise.

L'assemblée annuelle des institutions de Bretton Woods se déroule tous les trois ans non pas à Washington, leur siège, mais dans un autre pays membre. A Singapour, plusieurs événements annexes souligneront l'importance de l'Asie dans son ensemble pour l'économie mondiale. L'assemblée annuelle offre comme à chaque fois l'occasion aux participants d'établir des contacts bilatéraux à tous les niveaux avec les représentants d'autres pays ainsi qu'avec des responsables du FMI et de la Banque mondiale.

Les institutions de Bretton Woods et la Suisse
Le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale ont été fondés par 45 nations en juillet 1944 à Bretton Woods, dans le New Hampshire aux Etats-Unis. Ces deux institutions comptent aujourd'hui 184 pays membres. Ces deux organisations soeurs sont souvent appelées "Institutions de Bretton Woods". Leur mandat n'en est cependant pas moins différent: le FMI est chargé de garantir et de promouvoir la stabilité financière internationale, tandis que la Banque mondiale a pour mission principale le développement économique et social et la lutte contre la pauvreté.
La Suisse est devenue membre des institutions de Bretton Woods en 1992. Depuis lors, elle dirige un groupe de vote qui comprend également l'Azerbaïdjan, l'Ouzbékistan, la Pologne, la République kirghize, la Serbie, le Tadjikistan et le Turkménistan. En sa qualité de représentante de ce groupe de vote, la Suisse occupe l'un des 24 sièges auprès des conseils d'administration du FMI et de la Banque mondiale, ce qui lui donne la possibilité de collaborer activement à l'élaboration de la politique de ces deux institutions.
La stabilité du système financier international est essentielle pour la Suisse, pays à l'économie ouverte et axée sur l'exportation. Un tel système permet non seulement de favoriser un développement économique régulier, mais est également indispensable pour atténuer les diverses retombées négatives des crises financières. C'est pourquoi la Suisse participe activement au sein du FMI.
La Banque mondiale est la plus grande institution financière internationale publique dédiée à l'assistance aux pays en développement et en transition. Avec un volume de prêts annuel de quelque 20 milliards de dollars, le groupe de la Banque mondiale est présent dans une centaine de pays à travers le monde. Il est actif dans tous les secteurs du développement, allant des infrastructures à la santé publique, l'éducation et les services sociaux, en passant par le développement industriel, rural et agraire.

Adresse pour l'envoi de questions:

Paul Inderbinen, responsable de la section FMI et financements internationaux, Administration fédérale des finances,
tél. 031 322 61 66
Lukas Siegenthaler, responsable du secteur Institutions financières multilatérales, Secrétariat d'Etat à l'économie,
tél. 031 324 08 19
Christina Grieder, responsable de la section Institutions financières internationales, Direction du développement et de la coopération, tél. 031 322 34 89

Auteur:

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Direction du développement et de la coopération
Internet: http://www.deza.admin.ch/index.php?langID=2
Secrétariat d'Etat à l'économie
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