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Organe politique de pilotage du FMI, le Comité monétaire et financier international (CMFI) a été dirigé pour la première fois par le ministre italien des finances Tommaso Padoa-Schioppa. Les discussions des ministres et des directeurs des banques centrales ont concerné principalement les turbulences qui ont récemment agité les marchés financiers et les répercussions de celles-ci sur les perspectives de développement de l'économie mondiale, la réforme des droits de vote au sein du FMI ainsi que le financement à long terme de ce dernier.[1]
La situation des marchés financiers a aussi été débattue au sein du Groupe des dix. Les ministres et les directeurs des banques centrales des onze principaux pays industrialisés se sont en outre penchés sur la question du renouvellement des accords généraux d'emprunt du Fonds monétaire international. Grâce à ces accords, les pays du G10 disposent, en cas de crise, de 17 milliards de droits de tirage spéciaux (représentant un montant de quelque 30 milliards de francs). Lors de la séance, le conseiller fédéral Merz a rappelé l'importance de cet instrument comme deuxième ligne de défense contre une crise financière internationale et souligné le rôle crucial joué par le Groupe des dix en tant que garant fiable de la stabilité du système financier international.
Un autre point central inscrit à l'ordre du jour du CMFI a été la réforme des droits de vote au sein du FMI. Cette réforme vise principalement à adapter la représentation des pays membres à l'évolution de l'économie mondiale. Il s'agit d'augmenter les quotes-parts de certains membres dynamiques du FMI, tout en permettant aux pays pauvres de conserver leur influence. La mise au point d'une nouvelle formule de calcul des quotes-parts joue à cet égard un rôle de premier plan.
Bien qu'un accord n'ait pas encore pu être dégagé sur tous les éléments de la réforme, les positions se sont rapprochées sur plusieurs points importants. Ceux-ci concernent en particulier les variables à inclure dans la formule ainsi que l'augmentation du nombre des voix de base. Ces voix sont attribuées indépendamment de la quote-part de chaque Etat, de sorte qu'elles revêtent une grande importance pour les pays en développement.
La Suisse est en principe favorable à cette réforme, qu'elle juge importante pour la légitimité du FMI. Le conseiller fédéral Merz a plaidé à nouveau pour une solution équilibrée et fondée sur des critères économiques. Il a préconisé une réglementation qui tienne suffisamment compte de l'importance et de l'ouverture de la place financière de chaque Etat. Il s'est en revanche prononcé contre l'inclusion, dans la formule, d'une pondération du PIB en fonction du pouvoir d'achat.
La réforme des droits de vote du FMI devrait être adoptée au plus tard en 2008, d'ici à la prochaine assemblée d'automne du FMI.[1] Cf communiqué de presse du 17 octobre 2007, publié conjointement par le DFF, le DFE et le DFAE